L’AKG K240 MKII est un casque de studio semi-ouvert pensé pour le mixage et l’écoute de contrôle, pas pour l’enregistrement. Le K240 est présent dans les studios depuis des décennies, et la version MKII en prolonge la formule sans la trahir : les oreillettes laissent respirer l’arrière de la membrane, ce qui élargit nettement la scène sonore et rend l’écoute moins compressée qu’avec un casque fermé, au prix d’une isolation partielle.
L’arceau à élastiques s’ajuste seul, deux jeux de coussinets sont fournis et chaque pièce se remplace séparément, ce qui explique la longévité de certains exemplaires. Voyez aussi nos guides audio.
Mixage oui, prise de voix non : le poste du K240 MKII
La grille arrière partiellement ajourée laisse échapper une partie de la pression acoustique. La scène s’élargit, la sensation d’oreilles bouchées disparaît et les longues sessions en régie fatiguent moins : c’est ce qui aide à juger les équilibres d’un mixage.
Le revers tient à la même grille. En enregistrement, le retour du casque fuit et se retrouve capté par le microphone, ce qui est rédhibitoire sur une prise de voix ou d’instrument acoustique. Pour ce poste, il faut un fermé comme l’AKG K72 ou le Sennheiser HD 380 Pro. Cette distinction entre casque de mixage et casque de tracking, les fiches produit l’expliquent rarement.
Câble détachable : la panne la plus fréquente devient bénigne
Le câble se branche sur l’oreillette par un connecteur verrouillable. Sur un casque de studio, c’est lui qui lâche en premier, bien avant le transducteur : il se remplace pour quelques euros au lieu de condamner le casque. Même logique pour les coussinets, qui s’usent vite en régie et se changent sans outil.
55 ohms : faut-il un amplificateur ?
Avec une impédance de 55 ohms, le K240 MKII reste dans une zone intermédiaire : une interface audio ou une table de mixage l’alimentent sans difficulté, et un amplificateur puissant n’est pas nécessaire. Sur une sortie de téléphone ou d’ordinateur portable, il joue en revanche moins fort qu’un casque nomade, et le grave peut paraître moins tenu : l’interface du studio reste sa source naturelle.
Les alternatives au K240 MKII selon l’usage
- Pour enregistrer avec un fermé de studio : l’Audio-Technica ATH-M60x ou le HD 380 Pro.
- Pour une écoute encore plus aérée, à la maison plutôt qu’en cabine : le Grado SR60e, casque ouvert artisanal.
- Pour un filaire de studio qui voyage : le V-Moda Crossfade M-100, filaire de studio nomade.
- Pour l’entrée de gamme de la marque : l’AKG K72.
Pour Sennheiser, la sélection des meilleurs casques Sennheiser compare la gamme, et les casques audio du site couvrent ces modèles.
Le K240 MKII en pratique
Le K240 MKII isole-t-il du bruit ambiant ?
Peu. Sa conception semi-ouverte laisse passer le son dans les deux sens : il ne convient ni aux transports, ni à une pièce bruyante, ni à une cabine d’enregistrement.
Peut-on le brancher directement sur un ordinateur ?
Oui, il fonctionne, mais à volume plus limité et avec moins de tenue dans le grave qu’au travers d’une interface audio, qui reste la source recommandée en studio.














